Cours d’EPS et bénéfices cardiovasculaires, le compte n'est pas bon

Avec Paul MENU, professeur émérite de chirurgie cardiaque, membre de la Fédération Française de Cardiologie, membre de la commission médicale du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).

Dans cette 2 ème vidéo, Paul MENU, sans faire une critique systématique de l'enseignement de l'EPS en France, nous présente cependant des faits indiscutables, études scientifiques à l'appui.

L'EPS ne remplit pas le rôle qu'on pourrait lui attribuer

  D'une part, au moment des cours, 30 % des enfants sont laissés "sur la touche" et n'atteignent pas le niveau d'activité physique suffisant pour obtenir un bénéfice santé. Plus grave encore, 70 % des élèves n'atteignent pas la fréquence cardiaque nécessaire et suffisante pour avoir un bénéfice cardiovasculaire. En résumé, on ne fait pas faire assez d'efforts en cours de séance d'EPS.

  D'autre part, l'horaire des séances d'EPS est à revoir et à adapter. Sans prendre pour modèle, Paul MENU cite l'exemple des pays Anglo-saxons, de l'Allemagne, des pays scandinaves chez qui les cours ont lieux en après midi. En France, les heures d'enseignement dans la journée varient d'un établissement à l'autre. Or, la plage horaire de la pratique influence grandement sur les résultats. Le cardiologue met en avant ici les dernières recherches en chronobiologie. 

  Pour terminer, sans imposer un modèle plutôt qu'un autre, il est "urgent" à ses yeux de se mettre autour d'une table pour discuter et améliorer globalement l'enseignement de l'EPS.

Au préalable, il lui semble nécessaire de mieux INTEGRER et VALORISER cet enseignement de l'activité physique et sportive en France, trop souvent mis de côté.

 

Cette deuxième interview fait suite à la première :

Matériel Sport et Motricité