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Le maître mot de ces jeux paralympique est : "faits pour être partagés"

Le maître mot de ces jeux paralympique est : "faits pour être partagés"

Le maître mot de ces jeux paralympique est : "faits pour être partagés"

Le maître mot de ces jeux paralympique est : "faits pour être partagés"

Le 26 et 27 Mai, organisées symboliquement à l’INSEP, le centre d’excellence qui façonne les espoirs de la Génération 2024, deux journées de travail ont permis de faire un point d’étape sur l’avancée du projet Paris 2024 et ses priorités, notamment en lien avec les Jeux Paralympiques.

A cette occasion nous avons pu interviewer Emmanuelle Assmann, présidente du comité paralympique et sportif français.

Interview réalisée pour Actibloom par Déborah Serfati, conseillère pédagogique en EPS et fondatrice de sportandclik.fr.

Paris 2024 est un accélérateur, on a six ans pour commencer à changer le monde.

" Cela commence aujourd'hui avec ce premier séminaire du comité paralympique international.

Notre objectif principal est qu'une personne en situation d'handicap ne se dise plus que le sport ce n'est pas pour elle et ceci à n'importe quel âge de sa vie.

 Cela commence avec la nouvelle génération dès l'école primaire. Voilà pourquoi on a mis en place depuis deux ans  la semaine Olympique et Paralympique à l'école. Nous allons à la rencontre des enfants avec ou sans handicap pour leur faire changer le regard. Nous leur faisons pratiquer ensemble différentes activités physiques et sportives.

Cela peut ainsi  donner l'occasion à des enfants avec reconnaissance d'handicap de sortir de leur école pour découvrir des clubs sportifs adaptés .

Notre objectif est le suivant : Quelle que soit ma situation, avec ou sans bras, avec ou sans utilisation de mes jambes, que je sois  sourd ou non voyant, il existe des clubs  et des activités  sportives adaptées pour moi.

Mixité, cette pratique peut être partagée avec des personnes qui n'ont pas d'handicap.

Le maître mot de ces jeux paralympique est : "faits pour être partagés"

Pour y arriver, tout au long des six ans à venir,  nous mettons progressivement en place une série de mesures.

A commencer par l'accessibilité aux structures sportives en termes d'infrastructures.

Nous allons  agir pour promouvoir la formation des animateurs et des éducateurs pour leur permettre d'accueillir les personnes ayant des besoins spécifiques.

Il faut également travailler sur le transport pour pouvoir accéder aux clubs. Pour ce faire par exemple, toutes les nouvelles lignes du grand Paris seront désormais accessibles.

Le dernier challenge est d'utiliser nos athlètes pour qu'ils deviennent les ambassadeurs des jeux paralympiques."

 

Retour sur  la première « Revue de projet » et du « Séminaire d’orientation »

Une délégation du Comité International Paralympique (IPC), emmenée par Andrew Parsons (Président) et Xavier Gonzalez (Directeur général), achève une visite de deux jours à Paris dans le cadre de la première « Revue de projet » et du « Séminaire d’orientation ». 

Sur ces deux jours, Tony Estanguet, Président de Paris 2024, ses équipes et l’ensemble des partenaires du Comité d’Organisation (CPSF, CNOSF, Etat, Ville de Paris et Région Ile-de-France) ont pu partager le travail effectué depuis l’obtention des Jeux, le 13 septembre dernier. Ils ont également échangé avec les représentants de l’IPC sur l’avancement des grands chantiers du Comité pour l’année 2018 : l’organisation et le recrutement des équipes, la finalisation du projet technique, la définition de la vision, de la stratégie marketing et enfin de l’ambition en matière d’héritage.

Ce temps d’échanges intervient après le succès des Jeux Paralympiques de PyeongChang (Corée du Sud), qui a vu la France établir un nouveau record de médailles (18, dont 5 médailles d’or), dans le sillage de Marie Bochet, porte-drapeau tricolore et membre de la Commission des Athlètes Paris 2024. Il a enfin permis de revenir sur l’ambition du Comité et de ses partenaires, pour les Jeux Paralympiques de Paris, dans un peu plus de six ans. Cette session de travail constitue une étape clé avant la visite en France de la Commission de Coordination du CIO, programmée les 18 et 19 juin prochains.

A cette occasion, Tony Estanguet a participé à l’opération #DuoDay2018 avec Yannick Ifebe, para-escrimeur. Hier, jeudi, le Champion paralympique d’épée par équipes à Rio en 2016 a ainsi pu prendre part à la « Revue de projet », rencontrer les décideurs du mouvement paralympique et découvrir les coulisses de l’INSEP.

Tony Estanguet, Président de Paris 2024 : « Depuis la phase de candidature, nous avons pensé les Jeux Olympiques et Paralympiques comme un seul et unique projet. Les dirigeants et athlètes paralympiques sont présents dans la gouvernance de Paris 2024. Notre communication associe anneaux olympiques et agitos paralympiques. Enfin, notre projet offrira aux Jeux paralympiques la plus belle plateforme de promotion des athlètes et du mouvement paralympique. Mais la fête prévue du 28 août au 8 septembre 2024 (Jeux Paralympiques) n’est que l’aboutissement d’une ambition que nous portons avec tous nos partenaires. Nous avons six ans pour améliorer la pratique sportive pour tous, six ans pour éduquer une génération et changer durablement l’inclusion des personnes en situation de handicap. Ces six années sont une opportunité unique que nous allons saisir. »

A l’occasion des Jeux de Paris 2024, l’ambition partagée par tous les acteurs est de contribuer à une société plus inclusive en agissant à plusieurs niveaux. Et notamment :

  • Développer une pratique sportive plus importante pour les personnes en situation de handicap, en multipliant les clubs et lieux offrant une pratique pour tous, en garantissant une meilleure accessibilité, en favorisant le sport en mixité, enfin, en faisant mieux connaître les sports paralympiques.
  • Changer le regard sur les personnes en situation de handicap en s’appuyant notamment sur la Semaine Olympique et Paralympique à l’école pour éduquer la jeune génération, ou à l’occasion de rencontres avec des athlètes paralympiques. 
  • Enfin, en améliorant l’accessibilité des équipements et lieux publics. Les Jeux permettront d’accélérer la mise en accessibilité de nombreux sites. Le village des athlètes, les nouvelles lignes de transports et les sites de compétition offriront un accès à tous les publics.

Vendredi, le séminaire d’orientation de l’IPC est revenu sur les précédents Jeux en soulignant le besoin d’anticiper la phase de transition sur toute l’organisation. Un élément qui pourrait bénéficier au budget autant qu’à l’expérience des athlètes. La notion d’inclusion a été l’un des piliers de la matinée. Un principe directeur que l’IPC suggère d’appliquer à toutes les directions et sur six ans pour maximiser l’impact positif des Jeux sur la société.

Andrew Parsons, Président du Comité International Paralympique (IPC) : « Ce séminaire à l’INSEP a donné le top départ d’un partenariat de six ans et je suis, au nom de l’IPC, excité à l’idée de travailler avec Paris 2024 et ses partenaires. Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 vont, sans aucun doute, permettre la transformation de la société et ce premier temps d’échanges était clef pour envisager les plans du Comité. Au cours de ces deux journées nous avons également eu l’occasion d’échanger avec les partenaires publics pour détailler notre ambition et partager nos expériences des Jeux précédents. Chaque édition des Jeux Paralympiques repousse les limites et, sur la base de ce que j’ai vu ici, Paris 2024 peut devenir les plus grands les Jeux Paralympiques de l’histoire. »

Emmanuelle Assmann, Présidente du Comité Paralympique & Sportif Français (CPSF) : « Nous travaillons avec Paris 2024 non seulement pour changer le regard sur les personnes en situation de handicap, mais aussi pour que ces Jeux Olympiques et Paralympiques aient une véritable utilité sociale. L’impact des Jeux ne se mesurera pas uniquement à la qualité de l’organisation de la quinzaine olympique et des dix jours des Jeux Paralympiques. Il sera majeur si nous permettons à plus de personnes de pratiquer une activité sportive, si nous renforçons l’accessibilité de la cité, si nous améliorons la qualité de vie des personnes en situation de handicap. Une journée comme aujourd’hui nous permet de partager nos attentes et nos expériences pour avancer. »

 

 

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