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Quelles sont les conséquences d’un manque d’activité physique ou sportive et d’une trop grande sédentarité chez les moins de 12 ans ?

Quelles sont les conséquences d’un manque d’activité physique ou sportive et d’une trop grande sédentarité chez les moins de 12 ans ?

Quelles sont les conséquences d’un manque d’activité physique ou sportive et d’une trop grande sédentarité chez les moins de 12 ans ?

Quelles sont les conséquences d’un manque d’activité physique ou sportive et d’une trop grande sédentarité chez les moins de 12 ans ?

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Fruit du partenariat d'Actibloom avec l'ONAPS (Observatoire national de l'activité physique et de la sédentarité), Martine Duclos, présidente du Comité scientifique de l’Onaps, nous présente les conséquences d’un manque d’APS et d’une trop grande sédentarité chez les moins de 12 ans

L'ONAPS a pour vocation d'évaluer sur le territoire français le niveau d'activité physique et sportive ainsi que le temps passé à l'activité sédentaire dans la population française.

Martine Duclos est également médecin du sport et physiologiste, professeur des Universités, Praticien Hospitalier, chef du service Médecine du Sport et des explorations fonctionnelles au CHU de Clermont-Ferrand et conseillère scientifique auprès du ministère des Sports.

 

- Premier élément, un risque accru d'obésité.

Dès l'âge de 11 ans, un enfant obèse ou en surpoids a 97 % de chance de le rester à l'âge adulte.

Les complications liées à l'obésité commencent dès l'enfance.

Un enfant obèse est hyper tendu, il a du cholestérol.  Enfin,  il a également des signes de début de diabète de type 2. Or, il ya 20 ans, le diabète de type 2 ne se trouvait  que chez des individus de 50 à 60 ans . Aujourd'hui, il n'est plus rare de voir des adolescents débuter un diabète de type 2.  Le facteur principal une nouvelle fois est l'inactivité physique et la sédentarité.

Les complications dues à l'obésité sont métaboliques et vasculaires.

Le risque de faire un infarctus du myocarde dès 25 ans.

(L’infarctus du myocarde est due à l’obstruction d’une artère au niveau du cœur, appelée artère coronaire. Il en résulte de cette occlusion une mort du tissu cardiaque (nécrose ischémique), car ce dernier n’est plus irrigué, plus «nourri» par du sang riche en oxygène. Lorsqu’une petite partie du cœur est atteinte, il peut s’instaurer une insuffisance cardiaque. Par contre, une nécrose importante, va conduire à un arrêt cardiaque à l’issue souvent fatale.
Les symptômes d’un infarctus du myocarde ressemblent beaucoup à l’angine de poitrine. Mais lors d’infarctus du myocarde, la circulation coronarienne est totalement arrêtée, contrairement à l’angine de poitrine, où le flux sanguin coronarien est diminué.)

- Deuxièmement, les complications osseuses .  

Au cours de son adolescence chaque  personne constitue sa banque osseuse.  Un déficit de cette banque osseuse est à l'origine de l'ostéoporose, L’ostéoporose est caractérisée par une perte de la résistance des os qui prédispose aux fractures. Dans la plupart des cas, les os se fracturent  en raison d’un manque de calcium,  de phosphore  et d’autres  minéraux. L’ostéoporose rend les os plus poreux et plus susceptibles de se fracturer lors d’une chute banale qui, en temps normal, aurait été sans conséquence.

Le meilleur moyen de prévenir de l'ostéoporose est l'activité physique dès le plus jeune âge.

Les études montrent que l’exercice physique est bon pour les os, tout au long de la vie. Être actif durant l’enfance et l’adolescence est particulièrement important, car cela permet de se constituer un squelette plus résistant, donc de faire des réserves de masse osseuse qui serviront à l’âge adulte. Les personnes en forme physiquement développent un meilleur équilibre et une meilleure coordination, ce qui réduit leur risque de chute.

- Troisième élément, le développement des neurones . mémoire, attention, apprentissages, etc...

Les enfants actifs physiquement enregistrent de meilleures performances académiques par rapport à ceux que le sont moins. D’une manière plus globale, l’exercice augmente les facteurs de croissances du cerveau, ce qui va faciliter la création de nouvelles connexions neuronales.

En quelques mots, le sport augmente la plasticité cérébrale, renforce les connexions synaptiques, développe la neurogenèse et améliore le métabolisme du cerveau ainsi que la fonction vasculaire cérébrale.

Faire du sport prévient également la dégénérescence neurologique. En effet, en protégeant des risques périphériques de santé (hypertension, sensibilité à l’insuline, etc.), l’activité physique permet de préserver les fonctions cérébrales.

- Pour terminer, la sédentarité couplée à l'inactivité physique est un facteur aggravant.

Elle entraine notamment  une diminution de la socialisation des enfants.

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